Lierre Grimpant

Le Lierre grimpant (Hedera helix) est une espèce de lianes arbustive à feuilles persistantes, de la famille des Araliaceae.

Cette espèce abondante et invasive a plutôt mauvaise réputation et c’est bien dommage car elle est pleine de vertus 😉

Le lierre, l’allié de vos arbres

Pour commencer, il n’est pas parasite, ni dangereux pour les arbres en bonne santé. En effet, ses racines agrippantes n’endommagent pas l’écorce, et le lierre va agir comme un régulateur thermique pour l’arbre. Ses feuilles vont former une protection contre les intempéries, les coups de soleil ou les coups de gel. Si en revanche l’arbre est trop vieux ou malade, le lierre va proliférer au dépends de l’arbre.

Même principe pour les murs ! Le lierre grimpant les protègera des intempéries et de l’usure provoquée par les éléments. A moins que votre mur soit en très mauvais état, laissez-lui son lierre ! En plus c’est tellement joli 🙂

Une réserve de biodiversité

Le lierre grimpant est une plante très ancienne, une des rares à avoir survécu aux différents changements climatiques des début de notre Terre. Il produit des jeunes feuilles deux fois dans l’année, feuilles qui auront une durée de vie de 3 ans environ. Son incroyable résistance aux variations thermiques en fait une plante parfaitement adaptée et persistante, favorisant ainsi le développement de la biodiversité environnante. Il abrite à lui tout seul des milliers d’espèces d’insectes, sert de pouponnière pour les œufs et les larves, attire les insectes pollinisateurs, procure refuge et nourriture aux oiseaux… Il régule également les parasites pour garantir un bon équilibre aux espèces qu’il abrite.

Même sur le bois mort le lierre va continuer de proliférer, prolongeant ainsi la vie des arbres et créant du compost qui enrichira le biotope.

Vertus médicinales

L’extrait de feuilles et de bois de lierre ont de nombreuses propriétés médicinales. Analgésique, antioxydant, lipolytique, antispasmodique, anti-inflammatoire, antimicrobien et de nombreuses autres.

Son efficacité est particulièrement reconnue pour :

  • Dégager les voies respiratoires,
  • Soigner les toux sèches,
  • Apaiser les crises spasmodiques et crises d’asthme.

En infusion : 1 cuillère à café de feuilles séchées ou fraîches par tasse / 2 fois par jour.

L’hédérine contenue dans le lierre en fait en fait également un remède efficace pur lutter contre la cellulite. A utiliser en application locale sous forme de décoction ou de cataplasme.

Une lessive naturelle

La saponine également présente dans le lierre en fait un bon ingrédient pour nettoyer les vêtements.

Recette de la lessive au lierre :

Ingrédients :
150 g de feuilles de lierre grimpant
3 litres d’eau
(Quantité adaptable en fonction de vos besoins. Compter 50 g de feuilles par litre d’eau).

Préparation :

Choisir des feuilles fraiches et belles et ne pas attendre trop longtemps après la cueillette pour réaliser la lessive (idéalement dans la même journée fin qu’elles gardent leurs propriétés). Rincer puis équeuter les feuilles de lierre. Les couper grossièrement avant de les plonger dans la casserole d’eau froide. Cela favorisera la libération des principes actifs de la saponine.

Porter l’eau à ébullition puis laisser frémir pendant 10 minutes en remuant régulièrement. Couper le feu, laisser refroidir puis macérer dans la casserole pendant une douzaine d’heures avant de filtrer mélange.

Temps de conservation : 3 ou 4 semaines environ. La lessive peut se conserver au frigo en été, et même se congeler !

Astuce blancheur : si vous lavez du linge blanc, ajoutez une cuillère à soupe de percarbonate de soude dans le tambour de votre machine.

Bas les masques !

Depuis 2 ans, le masque chirurgical fait partie de notre quotidien. Au fond du sac, dans la poche, pendu au rétroviseur… Il est partout. Et surtout dans la nature !

Le temps de décomposition des déchets varie en fonction de leur composition, du biotope dans lequel ils se trouvent et des conditions extérieures (météo etc.). Le processus de dégradation peut prendre quelques semaines (pour le papier toilette par exemple) jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’années (voire jamais !) pour les matières nucléaires.

Le masque chirurgical se positionne bien sur le podium des déchets tenaces. Composé de polypropylène, il lui faut 500 ans pour se dégrader...

D’autres mettent plus de temps à se décomposer qu’on ne le pense, et notamment les déchets organiques : les pelures de fruits et de légumes, bien que 100% biodégradables, mettent jusqu’à 6 mois à se décomposer, c’est à dire plus longtemps que le papier toilette, les mouchoirs jetables ou même les briques de lait.

D’autres, comme verre ou le polystyrène expansé (qui compose les gobelets de café jetables) mettrons près de 1000 ans, mais notre champion est l‘uranium, qui sera toujours là quand la Terre disparaitra dans 4 milliards d’années…

Un petit récapitulatif ?

Bonnes pratiques à adopter

Lorsque vous partez en balade, prenez un sac poubelle et ramassez les déchets que vous croisez. Oui c’est sûr ce n’est pas très agréable, mais c’est encore plus désagréable de croiser des ordures dans des lieux magnifiques vous ne trouvez pas ?

… et quand vous sortez vos clés de votre poche, regardez derrière vous ! Votre masque est peut-être tombé avec !

Protégeons notre fragile biodiversité. Faisons notre part et transmettons à nos enfants les valeurs qui nous animent !

La sève de bouleau, l’élixir du printemps

La fin de l’hiver arrive… c’est la période idéale pour récolter de la sève de bouleau et faire une cure détox ! Destinée à la croissance des jeunes feuilles, la sève ou l’eau de bouleau est chargée en protéines, en minéraux et en nutriments. Idéale pour débarrasser son corps des toxines accumulées pendant l’hiver.

Comment et quand la récolter ?

Idéalement, l’eau de bouleau se récolte avant le début du printemps, lorsqu’elle commence à monter : entre début mars et mi-avril.

Pour récolter la sève fraîche, rien de plus simple : percez un trou dans l’écorce du bouleau (à la vrille ou à la perceuse) puis enfilez-y un tube ou un tuyau. La sève coulera directement et abondamment.

En ce qui me concerne j’ai installé un robinet, cela me permet de contrôler le débit et d’éviter le gaspillage. En 24 heures à peine j’ai récolté plus de 3 litres !

Les bienfaits de la sève de bouleau

Utilisée depuis le Moyen-Age, la sève de bouleau a de nombreuses vertus dépuratives, diurétiques, détoxifiantes et drainantes. Elle est très très très riche en minéraux : potassium, calcium, magnésium, phosphore, silicium, zinc, manganèse, sélénium, sodium, cobalt, fer, cuivre, or, chrome, lithium et en vitamines B et C.

Ses incroyables vertus (ainsi que celles de ses feuilles et de ses bourgeons) sont reconnues par l’European Medecine Agency (EMA) et la European Scientific Cooperation of Phytotherapy (ESCOP).

En bref, la sève de bouleau va vous aider à :

  • Retrouver de l’énergie et de la vitalité
  • Booster votre moral et apaiser les sautes d’humeur
  • Éliminer les toxines et purifier l’organisme
  • Drainer les reins, le foie, les poumons, le sang et la peau
  • Favoriser la perte de poids et l’élimination de la cellulite
  • Réduire les problèmes urinaires (cystites, calculs)
  • Calmer les problèmes cutanés (eczéma, acné, pellicules)
  • Soulager les rhumatismes et les douleurs articulaires
  • Lutter contre le cholestérol

Cure détox de sève de bouleau : mode d’emploi

CURE DE SÈVE FRAICHE

La sève fraîche de bouleau se consomme directement sortie de l’arbre. Elle a peu de saveur les premiers jours (un peu comme de l’eau avec un très léger arôme fruité) mais son goût évoluera pour devenir plus prononcé au fil des semaines. Elle se conservera 3 semaines au frais, pile poile la durée de la cure. Elle est pas bien faite la nature ?

Posologie : 1 verre de 20-25 cl chaque matin à jeun avant le petit déjeuner. Durée de la cure : 3 semaines maximum

CURE DE SÈVE STABILISÉE

La sève de bouleau stabilisée pourra se converser toute l’année et vous donner la possibilité de faire une cure à chaque changement de saison. Pour stabiliser la sève il suffit d’y ajouter un peu de jus de citron, d’alcool végétal, quelques clous de girofle ou des bourgeons de plantes.

Posologie : verser 3 bouchons dans 1 litre d’eau que vous boirez tout au long de la journée.
Durée de la cure : 10 jours

Contre-indications

Produit naturel ne veut pas dire produit sans risque !
La consommation de la sève de bouleau a beau être excellente pour la santé, elle est déconseillée :

  • En cas d’allergie au pollen de bouleau
  • Pendant la grossesse et l’allaitement
  • Si vous avez des œdèmes pathologiques
  • Pour les enfants de moins de 12 ans
  • Si vous prenez un traitement diurétique
  • En cas de trouble digestif

Elle est par ailleurs fortement déconseillée aux animaux, pour qui elle peut s’avérer être très toxique.

A la fin de votre récolte, pensez à remercier votre arbre et à reboucher le trou avec un petit morceau de bois 😉

Bonne cure et à très vite !

Laitue Vireuse

La Laitue Vireuse, (Lactuca Virosa) est une laitue sauvage appartenant à la famille des Astéracées.

Elle pousse dès le mois de février en abondance au bord des routes, sur les chemins, en campagne, en forêt ou au bord de l’eau. Ses petites rosettes grandissent très vite pour parfois atteindre près de 2 mètres de hauteur en été 🌿 🌞

Considérée comme une plante sacrée dans l’antiquité, puis comme la plante des sorcières jusqu’au moyen-âge, la laitue vireuse (Lactuca Virosa) possède des propriétés narcotiques qui l’ont longtemps associée au chamanisme et à la magie noire. Ce n’est qu’au XIXème siècle qu’elle commence être utilisée en médecine pour soigner les douleurs provoquées par des blessures ou des maladies chroniques.

L’adénosine, la substance que l’on trouve dans son latex (présent dans la tige, les feuilles et la racine) agit comme sédatif, calmant, hypnotique, légèrement psychotrope. Attention ! La consommation directe de ce latex (au goût très amer) peut avoir un effet presque immédiat, provoquer des somnolences et de la confusion pendant plusieurs heures. Son usage est réservé aux adultes.

Pourquoi la consommer ?
Pour soigner les insomnies, calmer les angoisses et les douleurs.

Comment la consommer ?
Elle se récolte plutôt au printemps/été, lorsque sa haute tige et ses feuilles vertes sont gorgées de latex. Elle se consomme de plusieurs manières différentes :

En infusion : plonger les feuilles grossièrement ciselées (fraîches ou séchées) dans de l’eau bouillante (40g de plantes pour 1 litre d’eau) laisser bouillir 1 minute puis coupez le feu et laisser infuser 10 minutes avec un couvercle.

En macérât alcoolique : laisser macérer les feuilles pendant 15 jours (en remuant chaque jour) dans un bocal d’alcool à 90°. Une fois que le mélange est filtré, diluez une cuillère à soupe dans 1 verre d’eau.

Les plus téméraires pourront essayer de fumer ses feuilles séchées roulées en petits cigares, comme le faisaient les chamans, mais nous recommandons plutôt les deux autres méthodes ; )
Dans tous les cas, les effets se font ressentir après environ 20 minutes.

Pour la différencier du pissenlit il y a plusieurs solutions :

  • Comparer la forme des feuilles, qui sont plus découpées et plus torturées chez le pissenlit,
  • Regardez la couleur des feuilles, qui deviennent plus fade au fur et à mesure de la croissance de la laitue, tandis qu’il reste bien vif chez le pissenlit,
  • Repérez les petits poils durs présents sur l’arête principale de ses feuilles, et absents chez le pissenlit,
  • Goûtez-la ! La laitue vireuse est tellement amère que même sur les jeunes pousses vous constaterez la différence avec le pissenlit qui est plus doux.

Utilisée avec modération, la laitue vireuse reste une des plantes dont les propriétés sont les plus spectaculaires. Elle fait un remède diablement efficace pour lutter contre les problèmes de sommeil, les angoisses et la nervosité, les douleurs chroniques ou passagères.

Girolles & Chanterelles

Les Cantharellus (girolles) et les Craterellus (chanterelles) sont des comestibles recherchés, qui poussent souvent en troupes de plusieurs individus au cœur de biotopes très diversifiés : forêts d’épicéas ou de feuillus (châtaigniers, hêtres, chênes, bouleaux etc.) sur sol sec ou humide, bien drainé, non calcaire, plutôt acide et pas trop riche en azote.

Ceux sont deux genres mycorhiziens, c’est-à-dire qu’ils colonisent les racines d’une plante poussant à proximité. Il faut ouvrir l’œil car elles se cachent souvent sous les feuilles !

Voici 4 espèces (toutes comestibles) plutôt communes et abondantes, ramassées au Sud de Rennes dans des bois de feuillus entre octobre et novembre :

Catharellus Cibarus (Girolle jaune)
Chapeau 3-10 cm, en entonnoir, lobé, jaune vif
Pied 2-7 cm / 5-15 mm, concolore
Plis épais, espacés, fourchus, décurrents
Odeur forte et fruitée, d’abricot
Craterellus tubaeformis (Chanterelle en tube)
Pied 3-8 cm / 20-60 mm, jaune-brun, creux
Plis bien formés, fourchus, gris-jaunes
Odeur faible, fruitée, agréable
Craterellus cornucopioides (Trompette-des-morts)
Chapeau 2-15 cm, profond entonnoir, gris-noir
Pied 2-9 cm / 70 mm-2 cm, gris, très creux
Plis absents, odeur forte de charcuterie
Craterellus lutescens (Chanterelle jaune)
Chapeau 1-5 cm, en entonnoir, lobé, brun-jaune
Pied 4-8 cm / 20-90 mm, jaune vif, creux
Plis peu apparents, formant des veines
Odeur forte et fruitée

Salade folle de jeunes pousses & vinaigrette au pesto d’ail des ours

La fin de l’hiver, c’est la saison où les pousses des feuilles sauvages sont les plus tendres ! Voici ma recette de salade folle de pousses d’hiver !

◾ Pour la garniture : mâche sauvage, nombril de Vénus, pissenlit, oseille sauvage, lampsane, laitue scariole.

◾ Pour la vinaigrette : ail sauvage, ail des ours, cerfeuil des bois, huile d’olive, vinaigre de cidre, sel & poivre.

◾ Recette : sélectionnez les jeunes pousses les plus tendres, lavez-les et mélangez-les entières dans un saladier.

Pour la vinaigrette, mixez les feuilles d’ail des ours avec de l’huile d’olive. Mélangez le pesto d’ail des ours avec l’ail sauvage ciselé, ajoutez du vinaigre de cidre, du sel et du poivre.

Mon petit pimp : pour la déco et le goût, ajoutez quelques fleurs comestibles de saison (pensées, soucis, pâquerettes..) et quelques câpres de graines de capucines et une petite poignée de graines mélangées (courge, tournesol, pavot, sarrasin etc.)

Bon appétit !

Nombril de Vénus

Le Nombril de Vénus (Umbilicus Rupestris) est une plante grasse vivace appartenant à la famille des Crassulacées poussant dans les roches ou au creux des souches d’arbres, en climat tempéré. Elle se consomme en hiver et au printemps.

En cuisine

Ses jeunes feuilles se consomment de l’hiver au printemps, crues ou marinées au vinaigre comme des cornichons. Plus les feuilles sont jeunes, moins elles seront acides. Son petit goût juteux de concombre est parfait pour agrémenter les salades et les crudités, être dégusté en apéritif (tartinées de fromage frais par exemple). Essayez de les mixer avec de l’huile végétale, du céleri branche, du persil, de l’oseille et du piment vert, un vrai délice pour agrémenter les viandes grillées !

En médecine

Composée de beaucoup d’eau, de mucilage, d’acides organiques, elle est également riche en vitamines et de sels minéraux. Ses vertus médicinales sont reconnues depuis le début du XXème siècle.

Usage externe – ses vertus cicatrisantes feront d’elle un remède efficace pour soigner les petites plaies, les coupures ou les panaris et les abcès. Elle traite également les callosités des pieds et des mains, et soulage la douleur en cas de brûlure. Son utilisation se fait directement en appliquant la feuille sur la plaie, après l’avoir débarrassée de sa petite pellicule blanche inférieure. On peut également les broyer pour en faire un cataplasme.

Usage interne – elle est connue pour soulager les crises d’épilepsie et la formation de calculs rénaux. Exprimer le suc et en boire 2 cuillères à soupe / jour.

Achillée Millefeuille

L’Achillée Millefeuille (Achillea Millefolium) est une plante sauvage de prairie de la famille des Astéracées poussant en climat tempéré.

Elle se récolte en période de floraison (juin à septembre).

L’Amie des Femmes

Ses vertus hémostatiques et spasmodiques redoutables feront de l’Achillée votre meilleure alliée pendant vos règles. Elle atténuera vos douleurs, améliorera votre digestion et régulera votre cycle. Elle ne vous lâchera plus, même au moment de la ménopause elle vous aidera à lutter contre les bouffées de chaleurs et autres désagréments hormonaux. Harmonie et équilibre… une merveille de la Nature créée pour les femmes !

Supercicatrisante

Utilisée depuis l’Antiquité pour ses propriétés hémostatiques, astringentes et vulnéraires, la Légende raconte qu’Achille l’aurait utilisée pour soigner les bobos de ses soldats pendant la guerre de Troie. Elle favorise la circulation sanguine et stoppe les saignements des plaies, mais fera aussi un excellent remède contre les hémorroïdes, les crevasses et les gerçures.

En infusion (feuilles et fleurs) : 30 g par litre d’eau. 1 à 3 tasses par jour. Plonger les feuilles dans de l’eau bouillante et laisser infuser 10 mn.

En décoction (tiges, feuilles et fleurs) : 50 à 60 g par litre d’eau. Plonger les feuilles dans l’eau froide, porter à ébullition puis laisser bouillir 10 mn.

  • Compresses imbibées sur les plaies (pendant 1h, 3 fois par jour), lotion sur les mains gercées, gargarisme anti inflammatoire

Cerise sur le gâteau, l’Achillée Millefeuilles contient de achimillique qui possèdes des propriétés anticancéreuses !

Mauve Sylvestre

La Grande Mauve, ou Mauve Sylvestre, (Malva sylvestris) est une plante vivace se comportant comme une bisannuelle, de la famille des malvacées. Elle pousse au bord des chemins, dans les terrains vagues et en lisière des bois et fleurit en été.

Ses vertus gustatives et médicinales lui ont donné une place de premier choix au carré des simples dès le Moyen-âge et au-delà de l’assiette, ses bienfaits en médecine et en cuisine sont connus depuis plus de 2000 ans.

En cuisine

  • Ses jeunes feuilles se consomment crues ou cuites (en soupe elles rappellent le goût de la courgette),
  • Ses fleurs donneront une jolie touche de couleurs dans vos salades d’été,
  • Ses fromageons croqueront sous la dent pendant vos ballades au bord des chemins.

En médecine

L’adoucissante mauve calme bien des inflammations comme les toux sèches, les irritations et les gorges enrouées les aphtes, la bronchite, la laryngite. En compresses, elle permet de traiter les panaris, la conjonctivite la couperose, les furoncles, les hémorroïdes.

Apaisante et émolliente

La douce mauve appliquée en compresses calme les inflammations cutanées, les panaris, les furoncles et les hémorroïdes. Les mucilages présents dans ses feuilles en font une alliée de choix pour vos masques et cataplasmes.

Antiinflammatoire et antioxydante

Les sommités fleuries de la mauve se sèchent et se consomment en tisane pour apaiser les irritations de la gorge, la toux, les aphtes et autres maux tels que les bronchites ou les laryngites. Associée aux 6 autres fleurs pectorales (Bouillon blanc, coquelicot, pied-de-chat, violette, guimauve et tussilage) elle sera la star de vos soirées d’hiver.

Un doux laxatif

Tout comme pour les maux de gorge, la tisane de mauve apporte un bon équilibre intestinal et soulage les épisodes de constipation. Sa douceur légendaire en fait un remèdes tout à fait adaptés aux enfants et aux personnes âgées.

Grande Consoude

La grande consoude ou consoude officinale (Symphytum Officinalis) est une plante vivace de la famille des Boraginacées. Elle pousse majoritairement en Europe septentrionale, en zones ouvertes et humides et fleurit en été.

Elle est un bon indicateur de la richesse des sols et favorise la biodiversité en attirants oiseaux et insectes pollinisateurs. Ses vertus médicinales sont scientifiquement reconnues et elle fait un très bon engrais et répulsif contre certains insectes nuisibles.

En médecine

La consoude officinale possède des vertus à la fois pour l’homme et les animaux. Elle produit de l’allantoïne, un composant merveilleux largement utilisé en laboratoires cosmétiques et pharmaceutiques. Cicatrisante, antalgique, antiinflammatoire, régénérante, adoucissante, hydratante, elle soigne et soulage les plaies, les inflammations, les brûlures, les problèmes cutanés, les douleurs articulaires et osseuses.

  • Cataplasme de racines (foulures, entorses, arthrose) : éplucher et râper 20 g de racines fraîches puis placer les dans 100 ml d’eau. Faire bouillir le tout pendant 15 mn, filtrer et utiliser le résidu en application externe.
  • Cataplasme de tiges et feuilles (irritations, plaies, brûlures, sécheresses cutanées) : hacher finement des feuilles et verser un peu d’eau bouillante pour les faire infuser. Envelopper entre deux couches de gaze, laisser refroidir et appliquer en bandage. Les feuilles doivent être récoltées avant la floraison.

Pour nos amis les animaux (végétariens) elle fera une excellente nourriture et soulagera leurs troubles digestifs.

Au jardin

Le purin de consoude peut à la fois servir de répulsif pour les insectes et d’engrais pour vos plantes : laisser macérer 1 kg de feuilles dans 1 litre d’eau pendant 2 semaines.

  • Dilué à 10% il produira un engrais riche en potassium pour les fleurs et les petits fruits.
  • Dilué à 5% il opérera comme répulsif contre les pucerons.

Le paillis de consoude est également précieux. Il est utilisé en permaculture pour protéger les sols et pour son apport en nutriments aux pied des légumes !

La grande consoude est une plante très vigoureuse et produit des feuilles en abondance. Vous pouvez les récolter plusieurs fois par an. Son système racinaire est également très costaud, une fois installée elle est difficile à déloger !